Texte & Photos Virginie de Borchgrave

Le nouveau musée mondial consacré aux migrations à Rotterdam – qui a ouvert ses portes il y a un an, à peine – est bien plus qu’un musée : il relève d’une expérience émotionnelle autour de ce que signifie partir, arriver, chercher sa place.

Installé dans un ancien entrepôt portuaire centenaire d’où des millions d’Européens ont embarqué vers une nouvelle vie, le lieu est déjà chargé de mémoire.

Ce qui est touchant dans le projet, c’est qu’il traite de la migration avec émotion et sensibilité, en évitant le propos purement politique. 

A travers des œuvres contemporaines d’artistes majeurs tels que Willem de Kooning, Ugo Rondinone, Hans op de Beeck, Alejandro Cartagena, Alfred Stieglitz, Danh Vô, Rineke Dijkstra, Efrat Zehavi, Malgorzata Mirga-Tas, Jason Hendrik Hansma, Cornelia Parker, Maurice van Tellingen, Do Ho Suh pour n’en citer que quelques-uns, des valises, des photos et des récits personnels, il rappelle que bouger, quitter quelqu’un ou recommencer ailleurs fait partie de l’histoire humaine. 

L’architecture elle-même, surtout le spectaculaire escalier hélicoïdal « Tornado », structure en acier inoxydable poli caractérisée par une forme organique tourbillonnante donne l’impression d’un voyage en mouvement permanent.

De surcroît, FENIX colle parfaitement à l’image de Rotterdam : une ville reconstruite, métissée, tournée vers le monde, où les histoires de départ et d’arrivée font partie intégrante de l’identité collective.

Un musée magistral tant au niveau du contenu que du contenant, de la veine des très grands musées incontournables du XXIe s. 

www.fenix.nl