


Un titre évocateur qui donne le ton et le style de cette artiste belge tout à fait singulière, née en 1974 à Bruxelles et diplômée du Kask & Conservatorium, l’Ecole des Arts de Gand.
Depuis 30 ans, Valérie Mannaerts explore son environnement avec sa sensibilité artistique tel un insecte avec ses antennes, ce qui lui permet de relier ‘sensiblement’ son univers et son travail avec l’espace où elle expose et le public qui y est associé. Une expérience qu’elle a acquise e.a. à la Biennale de Venise où elle représentait la Belgique en 2003. On lui doit aujourd’hui le sol de la Bourse de Bruxelles tout récemment rénovée.
Cinq salles où l’on déambule dans un curieux univers entre peintures, dessins, sculptures textiles – réalisées en toile de tableaux ! – aux formes hybrides à travers lesquelles elle interroge la matérialité et l’identité. Un univers protéiforme, en mouvement, flexible, amorphe, difficile à identifier qui bouscule les normes, entre représentation et abstraction.
La 3e salle est magistrale : une immense tapisserie végétale, organique y est suspende de manière circulaire évoquant un jardin, un espace clos inpiré des folies, ces constructions néo-classiques très populaires au XVIIIe, lieux de raffinement, d’intimité qu’on trouvait dans les jardins des riches aristocrates pour accueillir leurs hôtes, lors de fêtes nocturnes, concerts, spectacles.
Quant à la 5e et dernière salle censée nous amener à une réflexion sur le fruit du travail, la condition et le statut de l’artiste dans son rôle de médiateur entre l’extérieur et l’intérieur, voire entre le monde et l’humain, elle m’a laissée, je l’avoue, un peu perplexe.
Une exposition certes intéressante à condition de la parcourir le petit fascicule d’explications à la main.
Texte & Photos Virginie de Borchgrave
Jusqu’au 30 août 2026
Museum Leuven
www.mleuven.be







1 comment
PIERRE KLUYSKENS says:
Apr 22, 2026
Pierre Kluyskens : Ik heb de tentoonstelling eveneens bezocht en beaam alles wat Virginie geschreven heeft. Met mijn gender ‘ man ‘ had ik zeker een heel andere belevenis bij het betreden van deze vrouwelijk/feministische intimiteit . Ik ben bewust dat deze drie woorden niet samengaan, maar het geeft het een omschrijving van mijn gevoel van lichte verontreddering. Het blijft een interessante tentoonstelling van een kunstenares die België in Venetië vertegenwoordigde (2009) en waarvan we sindsdien weinig gehoord hadden.
M Leuven is meer dan deze expo: er is de indrukwekkende permanente collectie, een nogal agressieve expo van Els Nouwen over het kijken en niet-kijken en van Judith van Oeckel als “Artist in residence”.