LE COMMENTAIRE DE QUOVADISART

…un peu maigre. Le charme d’une visite au musée d’Ixelles à toujours été la combinaison de la collection permanente exceptionnelle et d’une ou deux expos temporaires. Le musée étant en rénovation  jusque fin octobre (ce qui n’est mentionné que très discrètement sur le site ) il ne reste que l’expo – certes intéressante – de Duane Hanson.

Duane Hanson, Lunchbreak, 1989 © VG Bild-Kunst, Bonn, 2013, Courtesy of Institute for Cultural Exchange, SABAM Belgium 2014

Duane Hanson, Lunchbreak, 1989 © VG Bild-Kunst, Bonn, 2013, Courtesy of Institute for Cultural Exchange, SABAM Belgium 2014

En entrant dans la salle on est pris à la gorge par une fascination pour ces sculptures. On a beau savoir à quoi s’attendre, il y a un moment de suspension ou on a du mal à discerner le réel du factice .

Se trouver ‘ yeux dans les yeux ‘ avec ces personnages provoque une sorte de malaise , un besoin subconscient d’entrer en communication qu’on ne peut rationaliser. Le communiqué très élaboré du musée ci-dessous décrit le trajet de l’artiste, son engagement politique et ses liens avec le Pop art et l’hyperréalisme. La grande salle du bas expose une dizaine de sculptures ( ou ensembles ) . La gallérie est consacrée au ‘ making of ‘ avec . Il y a une série remarquable de  bustes qui m’ont fait penser à une série de têtes de Messerschmidt que j’avais vue à Vienne.Layout 1Il y a également de très belles études préliminaires avec des polaroids. A voir donc, mais en sachant qu’on a vite fait le tour.

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LE COMMUNIQUE DU MUSEE D’IXELLES:
Dès son plus jeune âge, Duane Hanson est hypnotisé par la forme humaine et entretient un rapport de fascination avec la matière. Très tôt, il réalise des sculptures avec différents matériaux comme le bois, le polyester ou le bronze.

À partir des années quarante, Hanson est confronté à la tendance artistique dominante de l’époque : l’expressionnisme abstrait. Cela fait alors une quinzaine d’années qu’il se consacre à la sculpture. Il s’essaye à l’abstraction mais ne peut s’écarter de la figuration. Le Pop Art et ses représentations littérales de sujets de tous les jours, comme les boîtes de conserve et les Brillo boxes de Andy Warhol, offrent la possibilité à Duane Hanson de choisir le réalisme comme mode d’expression – Trash (1967) en est un exemple – ou selon ses propres mots:

I went to school and heard you had to be modern…
I didn’t really warm up until Pop Art made Realism legitimate again .
(Je suis allé à l’école et ai entendu qu’il fallait être moderne…
Je ne me suis réellement animé que lorsque le Pop Art a rendu sa légitimité au Réalisme.)

Entre 1965 et 1996, il réalise plus de 140 sculptures d’hommes et de femmes ; des figures humaines qu’il représente avec un degré très poussé de réalisme et qui témoignent de l’intérêt particulier que l’artiste éprouve pour l’homme et sa condition, thèmes fondamentaux de ses réalisations.

Mais ses œuvres ne sont pas qu’une simple représentation parfaite de la réalité ; il y a beaucoup plus derrière cette démarche illusionniste. À travers son travail, Duane Hanson nous parle des problématiques de la société américaine spécifiques à son temps. En explorant les fragilités de l’être humain, son œuvre nous apparaît aujourd’hui comme une sorte de miroir de notre société.

Une œuvre clé de cette période est Abortion (1965), une sculpture de 64 cm de long, représentant le corps d’une femme enceinte couché sur une table et recouvert d’un drap blanc. Après qu’elle soit exposée pour la première fois à Miami en 1966, Duane Hanson décide, pour qu’elle ait plus d’impact, de la reproduire à taille humaine. Bien que déçu de la version plus grande d’Abortion – qu’il détruit aussitôt, comme les autres œuvres qui ne correspondent plus à son style mature – il choisit dorénavant de représenter ses sculptures à taille humaine.

À partir de 1967, et pour le reste de sa carrière, Hanson utilise pour la réalisation de ses sculptures des moules obtenus directement à partir de modèles vivants. Pour l’apparence de ses personnages, Hanson emploie un mélange de polyester et de fibre de verre, des perruques, des vrais vêtements ainsi qu’une grande variété d’accessoires, le tout empreint de traces d’usures réelles. Il existe cependant des exceptions pour les œuvres destinées à l’usage extérieur, telles que Man on a Mower, puisqu’elles sont fabriquées en bronze et laquées avec de la peinture de carrosserie.

Ces procédés techniques restent inchangés jusqu’à la fin de sa carrière. La critique de la réalité quotidienne est une autre constante inhérente à son travail. Une rupture importante intervient cependant quant à l’objet de cette critique. Alors que ses premières œuvres – comme War, Race Riot et Gangland Victim (1967) – posent un discours puissant sur la cruauté et l’injustice de la société, ses œuvres datant d’après 1970 – comme Old Lady in Folding Chair (1976) ou Man with Walkman (1989) – semblent moins acerbes et plus satiriques, représentant des archétypes de la société occidentale. En effet, la violence visuelle s’apaise, mais la charge critique subsiste.

L’exposition Sculptures of the American Dream, se situe exactement dans cette dernière période. Citons Henry David Thoreau pour comprendre Duane Hanson :

The mass of men lead lives of quiet desperation .
(La majorité des hommes mène une vie de désespoir tranquille.)

Duane Hanson, Old lady in folding chair, 1976 © VG Bild-Kunst, Bonn, 2013, Courtesy of Institute for Cultural Exchange, SABAM Belgium 2014

Duane Hanson, Old lady in folding chair, 1976 © VG Bild-Kunst, Bonn, 2013, Courtesy of Institute for Cultural Exchange, SABAM Belgium 2014

Les sculptures d’Hanson ne servent pas seulement à impressionner le spectateur par leur ressemblances frappantes avec les êtres vivants, elles sont avant tout une manière hyperréaliste de rendre visible la condition humaine de l’homme contemporain : perdu dans un monde moderne, en proie à l’isolement, à la solitude et à l’aliénation.

Duane Hanson est obsédé par les variétés de poses du corps humain : ses personnages paraissent donc toujours incroyablement dynamiques. L’action semble avant tout être une pause au cours de laquelle le spectateur a la chance de creuser à l’intérieur du caractère même du personnage – tentative qui échoue habituellement au simple coup d’œil –, d’y percevoir chaque imperfection et chaque éraflure que la réalité quotidienne a marquée. Grâce à ces arrêts sur image et à ces personnages sortis de leur contexte, Hanson expose, dissèque et découpe à la lame fine chaque couche de la société américaine et rend visibles les hommes invisibles.

Duane Hanson est considéré comme l’un des principaux représentants de l’hyperréalisme, courant artistique né vers la fin des années ’60 aux Etats-Unis. À la même époque, d’autres artistes utilisent la photographie comme point de départ de leur art. Citons par exemple John De Andrea (sculptures de nus féminins), Chuck Close (portraits peints sur grand format), Richard Estes (traitement pictural de surfaces transparentes et chromées) et Malcom Morely (reproductions de cartes postales sur grand format)

À première vue l’image hyperréaliste reproduit fidèlement l’image du réel puisqu’elle trouve son origine dans un document photographique. Cependant, ces artistes représentent plus que la simple réalité : ils évoquent une super réalité. À l’origine de cette démarche il y a une réflexion sur la représentation du visible et un questionnement sur la signification de l’art même.

Aujourd’hui, non seulement certains de ces pionniers sont toujours en activité – à savoir Richard Estes et Chuck Close – mais la présence d’une nouvelle génération d’artistes hyperréalistes comme Ron Muek et Maurizio Cattelan, qui à travers des nouveaux outils et des thèmes actuels continuent à produire des œuvres relevant du photoréalisme, semble démontrer la pérennité de ce courant.

… een beetje magertjes. Wanneer ik het prachtig kleine museum van Elsene bezoek, kijk ik altijd uit naar het zoveelste her-bezoeken van de permanente collectie. Er is altijd wat te beleven en te ontdekken. Nu het museum de permanente collectie afsluit voor rennovatiewerken tot eind october valt er alleen de aangekondigde tentoonstelling van Duane Hanson te zien.

Men heeft een vreemd gevoel als men de zaal binnenloopt. Men mag weten wat ons te wachten staat , dat het hyperrealistische sculpturen betreft, toch is er een moment van fascinatie en vertwijfeling: wat is echt , wat is onecht? De confrontatie ‘ oog in oog ‘ met de sculpturen geeft eveneens een unheimlich  gevoel en ergens een  onbewust verlangen om te communiceren.

De tekst hieronder van het museum beschrijft op een uitstekende wijze het parcours van Duane Hanson , zijn politiek engagement en zijn banden met de Pop Art en het Hyperrealisme.

In de grote zaal beneden staan een tiental werken ( veelal ensembles ) tentoongesteld. De galerij bovenaan is gewijd aan de ‘ making of ‘ . Het is wat technisch, maar er zijn ook voorbereidende polaroids te zien en vooral een indrukwekkende serie ‘ koppen ‘ die mij onmiddellijk deden denken aan een ensemble van Messerschmidt die ik jaren geleden in Wenen had gezien.

Een interessante tentoonstelling dus, maar weet dat je er geen uren zult vertoeven.

    De mededeling van het museum van Elsene:

Van kindsbeen was Duane Hanson gefascineerd door het menselijk lichaam. Zijn liefde voor de materie mondde uit in beeldhouwwerken op basis van diverse grondstoffen: hout, polyester, brons…HANSON 083-10

 

Vanaf de vroege jaren ’40 ondergaat Hanson de heersende tendens richting abstractie, hetgeen het begin is van een twee decennia durende worsteling. Zijn neiging naar naturalistische sculpturen probeert Hanson tevergeefs te verzoenen met het abstract expressionisme. De Pop Art, met zijn letterlijke weergave van alledaagse voorwerpen, de soepblikken en de Brillo boxes, bood Hanson de kans zijn naturalistische overtuiging ten volle te beleven, of met Hanson’s eigen woorden:

 

I went to school and heard you had to be modern…

I didn’t really warm up until Pop Art made Realism legitimate again.

(Ik ging naar school waar ik vernam dat je modern moet zijn…

Ik ben pas echt bezield geworden toen de pop art het realisme opnieuw.)

 

 

Tussen 1965 en 1996 maakte hij meer dan 140 beelden van mannen en vrouwen. Uit de erg realistische weergave van de personages blijkt zijn grote belangstelling voor de mens en zijn levensomstandigheden, die keer op keer het thema van zijn werk vormen.

 

Toch zijn deze beelden niet zomaar een volmaakte weergave van de werkelijkheid. Duane Hanson gebruikt een illusionistische aanpak om de eigentijdse problemen in de Amerikaanse samenleving aan te kaarten. In zijn werk onderzoekt de kunstenaar de kwetsbaarheid van de mens en houdt ons op die manier een spiegel van de samenleving voor.

 

 

Een sleutelwerk voor die periode is Abortion (1965), een 64 cm lange weergave van een dode zwangere vrouw, uitgespreid op een tafel, door een laken bedekt. Nadat Abortion voor de eerste maal aan het publiek werd getoond (Miami 1966), kwam Hanson tot de vaststelling dat dit werk nog meer impact zou hebben indien het een weergave op werkelijke grootte betrof. Hoewel hij ontgoocheld was over zijn grotere versie van Abortion – hij vernielde het zoals veel van zijn vroegere werken die niet het niveau van zijn volwassen stijl haalden – zou hij hierna enkel nog op levensgroot formaat werken. Een andere constante die vanaf dan inherent werd aan zijn werk, was een commentaar op de dagdagelijkse realiteit.

 

Vanaf 1967 maakte hij voor zijn levensechte sculpturen gebruik van mallen, rechtstreeks verkregen na afdruk van een levend model, wat het standard procédé werd voor de rest van zijn carrière. Voor de beelden zelf maakte Hanson gebruik van een mix van polyester en glasvezel, pruiken, echte kleren en een variatie aan accessoires, allen voorzien van levensechte gebruikssporen. Uitzondering waren de sculpturen die bedoeld waren om in de open lucht geplaatst te worden zoals Man on Mower. Deze werden vervaardigd in brons en voorzien van lakverf, gebruikt in de auto-industrie.

 

 

Hoewel het technische procédé ongewijzigd bleef, verdient een belangrijke inhoudelijke cesuur de aandacht. Waar zijn eerste werken zoals War, Race Riot en Gangland Victim een krachtig statement maken over de wreedheid en het onrecht in de samenleving, worden de werken vanaf de jaren 1970 minder scherp, maar steunen eerder op satire en de stereotypering van enkele archetypes uit de Westerse samenleving.

 

De tentoonstelling Sculptures of the American Dream, richt de blik hoofdzakelijk op deze laatsten. Een niet mis te verstane credo van Hanson uit deze periode haalde hij bij Henry David Thoreau:

 

The mass of men lead lives of quiet desperation.

(De meeste mensen leiden een leven van rustige wanhoop.)

 

De zeer herkenbare archetypen dienen niet enkel om de toeschouwer omver te blazen met hun schokkende gelijkenis. Het is vooral een hyperrealistische manier om de condition humain zichtbaar te maken van de hedendaagse mens: verloren in een moderne wereld, ten prooi aan isolatie, eenzaamheid en vervreemding.

 

Door zijn obsessie voor de variaties aan menselijke poses krijgen deze beelden een sterk ingehouden dynamiek. De actie voordien lijkt even op pauze gezet, waardoor de toeschouwer de kans krijgt om te graven in het personage voor hem, om elke onvolmaaktheid, elke kras die de dagdagelijkse realiteit nalaat, ten volle in zich op te nemen.

 

Door het tijdsverloop on hold te zetten en door deze types uit hun context te halen, slaagt Hanson er tegelijk in om met een fijn mes door alle lagen van de Amerikaanse samenleving te snijden en om de doorgaans onzichtbare mens zichtbaar te maken.

 

Op het eerste gezicht vormt het hyperrealistische beeld een getrouwe weergave van de werkelijkheid: het is immers gebaseerd op een fotografisch document. Maar omdat de hyperrealistische kunstenaars een super-werkelijkheid tot leven wekken, overstijgen ze de gewone werkelijkheid. Hun aanpak wordt bepaald door de reflectie over de weergave van het zichtbare en door het onderzoek naar de betekenis van de kunst zelf.

 

Tegenwoordig zijn een aantal van de pioniers van de beweging – denken we maar aan Richard Estes en Chuck Close – nog  altijd actief. Bovendien werd de fakkel overgenomen door een nieuwe generatie hyperrealistische kunstenaars als Ron Muek en Maurizio Cattelan. Met nieuwe middelen en een actuele thematiek blijven ze hyperrealistische werken maken, wat meteen de bestendigheid van de stroming lijkt te bewijzen.

Duane Hanson,Chinese Student, 1989-1990 © VG Bild-Kunst, Bonn, 2013, Courtesy of Institute for Cultural Exchange, photo Alan Ginsburg, SABAM Belgium 2014

Duane Hanson,Chinese Student, 1989-1990 © VG Bild-Kunst, Bonn, 2013, Courtesy of Institute for Cultural Exchange, photo Alan Ginsburg, SABAM Belgium 2014