Comment vous expliquer la sensation particulière que l’on éprouve à la découverte de l’univers de cette femme d’exception qui collectionne des œuvres depuis une quinzaine d’années, mue seulement par son instinct, ses affinités, ses coups de cœur pour de jeunes artistes connus ou inconnus qu’elle a parfois été chercher loin, dans galeries et foires internationales ou mieux dans leur atelier ? On est livré ici en pâture à de l’art qui ne se prend pas au sérieux, où les matière et texture sont souvent primordiales, l’humour omniprésent, avec une attention portée aux vêtements, chaussures, sièges, balais, cigarettes, allumettes, etc. revus et corrigés par le regard décapant d’un tel ou un tel dont on ignorera tout, à commencer par le nom. Galila a en effet décidé volontairement de n’en mentionner aucun pour préserver un regard neutre et ne pas nous influencer s’il avait déjà acquis une certaine renommée ou non. La démarche de les mettre tous sur le même pied est certes intéressante mais dommage pour ceux qui (comme moi) auraient aimé en connaître certains, question de les suivre, les approfondir voire les encourager. 

Alors collection hétéroclite, chaos ordonné, charmant capharnaum ? Sans doute les trois. 

Le tout mis en scène par la collectionneuse elle-même qui se promènera avec vous dans l’espace : un parcours jalonné de surprises ! Deux sections plus intenses touchent aux origines de Galila Barzilaï-Hollander, née en Israël et arrivée en Belgique avec sa famille pour se reconstruire après son service militaire (obligatoire). Elle s’inscrit en psychologie à l’ULB et, à la fin de ses études durant lesquelles elle a rencontré son futur mari y restera. 

En haut, une dernière salle est dédiée au noir et/ou blanc. Enfin, une grande terrasse sur le toit clôture la visite. Deux chaises aux proportions démesurées attendent vos impressions…

Et si le fil conducteur de cette singulière collectionneuse n’est-elle pas avec P comme passion, O comme obsession et C comme collection, D comme démesure ? Une démesure à la hauteur de la grande indépendance et de l’immense liberté qui se dégagent tant de la femme que de la collection.

On en ressort non seulement gonflé à bloc, avec une pêche d’enfer, le cerveau remis à zéro mais surtout conquis par cette approche de l’art sans à priori, jugement ni limite. 

Hors norme. Inédit.  

Texte & Photos-montage Virginie de Borchgrave

295, Avenue Van Volxem

B- 1190 Bruxelles (Forest)

Visite uniquement sur rendez-vous avec inscription online sur www.galilaspoc.com

Durée : 1h30’. Masque obligatoire. 

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