Thomas Houseago fait partie de ces artistes vedettes dont on parle pas mal et qui sont exposés dans le monde entier. 

Il y a 2 ans, nous visitions la magnifique exposition qui lui était consacrée au MAM (Musée d’art moderne) à Paris. Et il y a 10 ans, durant la Biennale de Venise, trônait devant le Palazzo Grassi de son ami François Pinault, l’« Homme pressé », un énorme sculpture faite de plâtre, ciment et structure métallique. On avait appris là-bas que ce sculpteur américain d’origine britannique (1972, Leeds), avant d’étudier au prestigieux Central Sint-Martin’s College à Londres avait travaillé dans une entreprise de construction où il avait appris ce mélange de blanc de plâtre et de ciment, caractéristique de son travail.  

On découvre ici, grâce à la galerie Xavier Hufkens avec laquelle il collabore depuis ses débuts, ses dernières peintures réalisées en Californie où il vit depuis presque 20 ans. 

De grands formats où il capte l’énergie de la lumière et de la nature, une peinture extrêmement présente et forte dans la lignée de ses sculptures. 

Un travail qui lui a permis de combattre ses divers démons intérieurs, hérités e.a. de son enfance et de son succès fulgurant. Il a alors beaucoup dessiné et peint à l’acrylique de puissants et colorés couchers de soleil, sa façon à lui de reprendre pied et se reconnecter avec l’environnement, avec la vie. 

Si l’on dit de Houseago qu’il a réinventé la sculpture après Giacometti ou Rodin, on pourrait peut-être dire aussi qu’il est en train de ‘réinventer’ la peinture, une peinture explosive, qui à la suite de Van Gogh ou Munch ne laisse pas indifférent. 

Une intéressante ‘petite’ exposition à la hauteur de ce grand artiste. Magnifique. 

Texte & Photos Virginie de Borchgrave

Jusqu’au 1er août 

Musée des Beaux-Arts de Bruxelles

3, Rue de la Régence

B-1000 Bruxelles

www.fine-arts-museum.be